LES AVENTURES
D’UNE FOURMI ROUGE
ET LES
MÉMOIRES D’UN PIERROT
Bourloton.—Imprimeries réunies, B.
LES AVENTURES
D’UNE
FOURMI ROUGE
ET
LES MÉMOIRES
D’UN PIERROT
PAR
H. DE LA BLANCHÈRE
ILLUSTRATIONS DE MESNEL ET DE GIACOMELLI
PARIS
THÉODORE LEFÈVRE, LIBRAIRE-ÉDITEUR
RUE DES POITEVINS
—Il est temps de partir! Taratantara!!...
—Alerte! Taratantara!!!
La fourmilière est couverte de soldats qui brandissent au soleilleurs mandibules brillantes et acérées. C’est un va-et-vientindescriptible... Quelle belle mêlée!... Quel beau départ! Vive laguerre!...
Nous sommes au moins trois cents, tous animés du plus grand courage!Hourra!! Vive la guerre! au carnage!... au butin!!...
Mais il est temps de nous mettre en marche. Amis, à nos rangs!Taratantara!!...
Et l’armée se rassemble sur quinze, vingt de front; elle descend commeun fleuve qui s’épanche, elle quitte le monticule qui forme notredemeure et s’étend dans la plaine... La plaine, c’est un sentier formépar les hommes et qui passe à côté, en dessous de notre nid. Mais nousn’avons 2 pas fait dix pas sur le chemin de la guerre, que nousrencontrons des éclaireurs qui ont reconnu le chemin et nous guidentvers l’ennemi.
—Quel ennemi? me direz-vous.
—Quel ennemi? D’autres fourmis. Ne nous faut-